Les autres poèmes de Didier Regard

Nota : cliquez sur chaque titre pour retrouver le Billet d’Humeur correspondant.

Pour le meilleur et pour le pire

Avions-nous besoin
Nous, simples humains
De la domotique
Dans la Rome antique ?

L’Hadès a trouvé
Une nouvelle face cachée
Plus noire
Se reposant sur le savoir

L’algorithme
D’un nouvel abime
D’où toute liberté
Doit se syndiquer

Pour échapper à la dictature
D’une nouvelle torture
L’I.A
Détruira l’Agora !!!

Une nuit entre cauchemar et spleen

C’est la nuit du spleen
Avec intention mesquine
Qui tourne dans ma bobine

Le spleen d’Aix
Qui dévore mon cortex
Qui fronce mes réflexes

Jouerai-je un double JE ?
Avec mon Moi nuageux
Ou celui plus avantageux
Devant ce nouvel enjeu ?

Le Grand Sommeil !!!
Sur mes deux oreilles
Et là, je vois un grand soleil
Celui de l’éveil

Je dors donc je suis

L’événement le plus important de la semaine est …

Plonge dans l’Univers
Et lève ton verre

Pénètre les abysses
Dans les cuisses des Miss

Une érection ?
Pardon, une élection

Des élections qui se suivent
Qui s’interpénètrent

Cela aide à passer le temps
Un loisir bien tentant

La même vacuité
Une tendance à accélérer

L’être et le néant
Les ténèbres sont devant

Il me revient un slogan
Qui à la situation, va comme un gant

« Élections, pièges à cons »
Au fait, c’est quoi une érection ?

La gratuité et l’altruisme seraient-ils devenus de vilains défauts ?

Mais pourquoi, tu donnes ?
Qu’est-ce que c’est monotone !!

D’ailleurs, c’est suspect
T’es pas une secte ?

Ton truc gratuit
C’est un bel étui

En réalité c’est l’arnaque
Et tout est opaque

Au global…
Le don, ça se vend mal

Blue Monday (Journée de la déprime)

Le jour où je suis né
Il n’y avait pas de journée
Sinon la mienne
Sans césarienne

Aujourd’hui…
Des jours qui amènent à la nuit
Des journées où séjourner
Sans rien à proposer

À quand la journée de la rampe qui recule ?
À quand la journée du train à bulles ?

À quand la journée du cocu à trois yeux ?
À quand la journée de la montre en dentelle ?

À quand la journée de l’homme creux ?
À quand la journée de l’omelette sans œufs ?

À quand la journée du ticket non composté ?
Celle de la planète renversée ?

Celle de « t’auras jamais de blé » ?
Celle du passeport périmé ?

La journée de l’absence de journées ?
Enfin débarrassé

De la journée du néant
Qui n’est que maintenant…..

C’est quand, demain ?

Le syndrome des drames post-électoraux

T’attends ton heure
Pour que tes amis pleurent
Repus de ton leurre

Et désemparé
Ne cherche pas un allié
Car tout est plié

Ta bouche qui pue
De tous les mots qui excluent
N’est qu’un aperçu

Billet d’humeur en grippe

Un souffle de vent
Je n’ai pas pris les devants
Écharpe nouée

Elle n’est pas belle, la vie en 2017 !

Notre cadeau
Est le partage de nos os
Et de nos égos

Dans un espace des textes
Et dans ce qu’il en reste
Dans notre tête

Nul besoin de sapin
Car l’arbre est dans nos mains
Donc, à demain

On ne doit plus dire « Noël »

Tu peux plus t’envoler
Car c’est no ailes
Alors tu dois ramper
Et attendre le dégel

Car le mot fait mal
Il n’est qu’anormal
Il a perdu de son poids
La photo devient le Roi

Le mot est trop précis
L’image est un récit
Alors, il faut se taire
Là, tu vas plaire

Tu feras le bon selfie
Avec tous tes amis
Une bande de muets
Qui n’a plus de souhaits

Tu mettras un sous-titre
Juste là, sur la vitre
Effaçable, on ne sait jamais
Pour ne rien dire désormais

Maintenant, l’icône
A son trône
Et le mot
Est un maux

Un matin, quatre jeunes filles au « Verdun »

Hé, le gros boloss
Tu vas t’cassos

T’es qu’un yieuv
Qui connaît pas l’épreuve

Tu m’fais pas bécave
J’vais bédave

T’es pas chanmé
Mais t’es trop cramé

L’odyssée
S’arrête pas au lycée

C’est le binge drinking
Ou tu te prends pour une viking

Pour te faire pécho
Après tous les mojitos

T’avais tes habitudes
Prends de l’altitude

L’art de la manipulation

Sommes-nous des grands naïfs
En offrant le flanc aux coups de canif
Ou aux ruses de Sisyphe
Qui touchent notre affectif ?

Manque de vigilance ?
Sincérité et confiance
En dehors des convenances
Éloigner la défiance ?

Notre relation aux autres
Demeure compliquée comme apôtre
C’est là où on se vautre

Car seul compte l’intérêt
Pour ne pas avoir de regret
Et garder ses secrets

Nous tournons l’autre en dérision
Et on lui donne l’impression
Qu’on partage la même illusion
Alors nous copulons avec la manipulation

Seul le gain intéresse
Le désir est notre maîtresse
Sans aucune sagesse

Nous virevoltons sans fin
En bons aigrefins
Pour réduire notre prochain
A n’être qu’un crétin

Le CHOC !

Je ne voyais plus les « sans dents »
Ils seront peut-être mes descendants
Pourtant j’avais pas d’antécédents
Mais, là, c’est évident

Déjà un an que je suis venu
Dans ce PARIS et ses grandes avenues
J’ai l’impression d’être un détenu
Qui s’est évadé et qui fait face à un nouvel inconnu

Je dois avoir le neurone rebelle
Cette cité si belle
A acquis un nouveau label
De nouvelle Babel

On se télescope dans le vide
Toutes ces oreilles qui prennent des rides
A force d’être avides
De SmartPhones frigides

Qui reste vraiment debout ?
Dans toute cette boue
Qui va aller jusqu’au bout ?
Qui lâchera l’embout ?

Celui de l’espérance
Où l’être à une prestance
Pas simplement une vulgaire pitance
Avec l’angoisse de la quittance

Peut-être plus de romance…..

Les peuples sont généreux, même les français

Il est des succès…
Dont on se passerait

– « Hé, on sort au Resto ? »
– « Non, c’est trop tôt »

– « Bah, t’es pas solidaire ! »
– « J’ai pas qu’ça à faire ! »

– « T’as regardé au moins le menu ? «
– « Moi, j’ai m’a retenu »

– « Ça te gène la misère ? »
– « Oui, j’en suis pas actionnaire ! »

– « Tu préfères le Café Suspendu ?»
– « On y sert du pain perdu ? »

– « C’est pas comme ça que j’t’ai connu »
– « J’en ai marre de la main tendue !

– « Fais ton collaboratif 3.0 »
– « Oui, mais, tu vois, là j’suis un héros ! »

Entre défiance, mépris, désintérêt et rejet

C’est dur une séparation
On n’y pense pas trop au début
Puis on shoote dans les marrons
Pour marquer d’hypothétiques buts
Sur ce chemin de forêt

Il y a ce goût amer
Et surtout cette obsession
« Qui a fait le con ? »
Nous étions si bien en mer
Au pied du Taj Mahal…

Écoutant la parole d’un père
Qui guide son fiston
Avec ses bras qui l’enserrent
Te préparant à l’érosion
À vivre ensemble….

Je remonte le col de mon manteau
Celui que j’avais acheté
Pour protéger ma jeune peau
Et qu’il faut maintenant jeter
Car la poche intérieure est béante

Nous ne vieillirons pas ensemble
Surtout pas dans le froid
D’y penser, j’en tremble
Je me sépare de ce en quoi je crois
Pour diriger mes pas vers l’oubli

La Démocratie Trump énormément

Le glaive vient de tomber
Personne ne reconnaîtra les siens
Comme une faute à expier
Avec de faux magiciens

Vox Populi in desserto
C’est notre plus grand fiasco

Au centre de la place
Un gibet qui se nomme pilori
Nous fait face
Pour tout rendre gris

Tabula Rasa
Cette date sur notre agenda

Sur cette table, jetons nos dés pipés
Où nous ne pourrons jamais gagner
Notre chair est dépecée
Et au loin, dispersée

Quo Vadis ?
Déjà nos yeux plissent

Dans notre position d’orant
Bien alignés en rang
N’invoquons pas les tyrans
Traversons de nouveaux Océans

A peine commencé…
Ce siècle est déjà honteux
Nos rêves sont brisés
Nous restons comateux

Fiat Lux
Quand viens-tu éclairer notre Vélux ?

Le temps des olives

Tu converses avec la paix…
Intérieure !!!
Pendant des heures
Et ça te plaît

L’olivier est symbole
Auquel tu octrois l’obole
De rester sur tes guibolles
Même en bénévole

Tu fais ta cueillette
Pour rembourser ta dette
D’avoir douté
Que tu es toujours en été

Tu es un Cézanne
Loin de ses pinceaux
Qui refait le monde à son niveau
Et qui jette sa canne

Tu cueilles ta vie
Bien verte, cette fois ci,
Tu fends le noyau
Avec tes dents en biseaux

Bientôt tu seras oint
Tu glisseras dans tous tes recoins
A l’extérieur de tes pourtours
Tu changes déjà de discours

Ma peur, ma fausse amie

Heureusement il y a l’instinct
Et je choisis son bain

Il est très froid
Et ne souhaite pas ma joie

Mais il me protège
De tous les pièges

Heureusement j’ai peur
Elle apparaît comme une lueur …

Elle tape dans mes tripes
En dessous de mes nippes

Elle émerge des entrailles
Et transperce mes écailles

Me protège
Infini privilège

Pour fuir ou rester
Dans ce ballon lesté

Qu’importe mon reptilien
Ses aspirations sont mon maintien

Encore avoir peur
Pour gérer mes leurres

L’innommable
Me devient plus aimable

Et je puise l’énergie
Pour qu’elle me rende aujourd’hui

Les 3 singes

S’il n’y avait que 3 singes
À vouloir laver leurs linges
Et à essorer nos méninges !!!

Mais, non, ils sont nombreux
À éviter le baiser aux lépreux
Que nous sommes pour eux

Orchestrant notre société
En multipliant l’anxiété
Et spoliant notre liberté

Ils se déversent
Pour dire tout et l’inverse
Comme une grosse averse

Meublant le vide
Par un nouveau vide
Au profit des candides

Pas de sagesse, c’est bien le drame
Pas de réponse à ce que je réclame
J’arrête le programme

Le libre-arbitre existe t-il vraiment ?

Tu plonges en scaphandre
Histoire de comprendre
Ce que cela va t’apprendre

Mais tu es enfermé
Affamé
D’une liberté

Elle n’a pas de sens
Comme un panier sans anses
Tu dois prendre de la distance

Croire avoir le choix
Et donner de la voix
Buter sur la paroi

De ce cerveau
Dont tu es le dévot
Et qui est ton pivot

Sors du scaphandre
Arrête d’attendre
Sors de ta bélandre

Le libre ne s’arbitre pas !!!

Envie ou désir

J’aime ce moment sous la douche
J’aime cette eau qui me touche

Mais, ce matin
Je me prends à faire le malin

J’avais envie de mots dans ma tête
Pour me gâcher la toilette

Envie ou désir ?
Faut pas nier son plaisir

Désir ou envie ?
C’est le handicap d’une vie

Un des sept péchés capitaux
Ou la marche sur l’eau ?

Un désir mimétique
Ou une envie mutique ?

Dans les deux cas, un manque
Au fond de ma calanque

Dans les deux cas, une perte
Qui tient en alerte

Il me reste … le rêve
Il doit être ma sève

Je ferme le robinet
J’vais retourner sous le duvet

J’ai rencontré un ange

Une ange sans elle
Étendue sur une part d’elle

C’est la Foi qui l’a lange
C’est très étrange

C’est dans la rencontre
Où je me blottis contre…

Cette lumière silencieuse
Cette lumière gracieuse

Que je devine un visage
Et peut-être davantage

De mon intérieur si bien gardé
Je ne cesse de regarder

Je veux voler, voler
Sans rien dérober

Être libéré de tous les liens
C’est ma rencontre avec le « Viens ! »

Le sens de la vie

Mais pourquoi t’es là ?
Pas, dans le « Tu sers à quoi ? »

Le servir est asservir
Comme un parfum qui vire

Tu n’es pas un outil
Puisque tu es la vie

Tu n’es pas un objet
L’essence est le sujet

L’interrogation t’appartient
C’est pour cela qu’elle vient

Au secours, le syndrome de l’imposteur me rattrape !

De dendrites en axones
Le courant explore de nouvelles zones

L’aventurier de cette marche éperdue
Se retrouve quelque peu perdu…

Au milieu de la terra incognita
Qui fait craindre l’errata

Tournoyant alors dans les gyres
Où plus rien ne respire

Alors, la pensée demande
Avant de passer une nouvelle commande :

Est-ce la sénescence
Qui me fait douter du sens ?

En quoi suis-je légitime
Dans ma propre estime ?

Au milieu d’un monde en pleur
Où tout est mensonge

« L’usurpateur »
Plonge !!!

Et Moi, oui, Moi
Pourquoi n’aurai-je pas ce droit ?

L’appel de la rentrée

Encore une mesurette
Qui remplie la burette

A fluidifier les chapelles
D’où la foi a déserté

S’est désintégrée…
Au profit d’un simple appel

Mais où est le projet ?
Dans lequel, tu dis « j’ai »

Comme au jeu des sept familles
Pas celui du jeu de quilles

Où est le projet ?
Où je ne suis plus un objet

C’est pas une question de budget
Pas non plus un gadget

C’est une ambition
Pour l’Education !!!

Crise de doutes 

Dans le doute
C’est le premier pas qui coûte

Souvent lors des mois à dizaine
Donc, je reste Zen

Je sais, ça pique
D’être dans la zététique

Mais, rester dans le cocon
C’est tout aussi con

Alors déploie tes ailes
Pirate le logiciel !!

Reste pas dans ta tête
C’est ça p’tête ?

Les 3 tamis

L’été s’en va
Le grillon pleure
L’ombrelle se replie

Assis sur le tatami
Le Maître enseigne
L’encens est Vrai

Le volcan au couché
De volutes, paré
Le goût de la joie …

La télé éteinte
L’écran vide se reflète
L’agréable est utile

Réveil sur le tatami
Une simple rêverie
Reprendre le fil de la vie

San Giminiano, une autre New York

« Va-t’en, Satan »
Dernière parole du Père Hamel

Abreuvé à la dernière mamelle
D’un espoir qui défi le temps

Ouvrons de nouvelles portes
Pour que la chair de la lune

Nous inonde et nous porte
Au-delà de la rancune

La main assurée du tueur
Est aussi éphémère…

Que la pleine lueur
D’un acte délétère

L’acte de foi n’est jamais « contre »
Il se veut « pour »

Le vide ira à sa rencontre
Bien après la fin de ses jours

Oui, « va-t’en, va-t’en » !!!
Et, ensemble prenons notre élan

   Le client est roi …

Respecter l’autre
Dans la bienveillance
Ce n’est pas être un apôtre
C’est s’éloigner de la finance

Comprendre l’essence
De notre petite enfance
Où la pompe est sous silence
C’est la moindre décence

L’esprit de service
Qui doit rimer avec vice
Jamais ne s’immisce
Dans notre factice

Faire plaisir et rendre hommage
N’est pas de suivre une procédure
Établie pour éradiquer les bavures
Tout cela demande du courage

Quand avant de consommer
On te demande ta CB
Tes codes qui sont tes bébés
Ton humain est résorbé

Tu n’es qu’un produit
De la marque d’aujourd’hui
Qui n’aura pas de vie
Mais qui t’aura anéanti

C’est une certitude
Tu es face à une servitude
De basse altitude
Et encore, ce n’est que le prélude

À Rio tout est beau !

Oh ! Coubertin !
Et ton monde à la Tintin

Oh ! vénérable baron !
En fait ça tourne pas rond

Mon bon Pierre
T’es pas l’Abbé Pierre

Arrêter la planète !
Très franchement, pour être honnête

Tu crois pas que cette gonflette
Leurre nos instincts de bête ?

De la sueur et des larmes
Nous avons besoin d’autres armes

Pour nous réaliser
Pour nous apaiser

Elles ne sont pas chez les athlètes
Qui se dopent en cachette

Si l’important est de participer
Ne jouons pas avec des dés pipés.

Le miracle de l’amitié

Ami de 35 ans
Et nul n’a une dent
C’est se sentir bien dedans
Tenir à distance le temps

Il y a longtemps que je ne t’ai vu
Tu es comme sur la photo de classe
Dans mon souvenir convenu
Je te reconnaîtrai dans la glace

Tu as jusqu’au bout ta place
Dans ma mémoire à long terme
C’est notre terre ferme
Que nous survolons en bi-place

Une carte de l’aéropostale !!
La preuve de notre lien post-natal
Et s’il était pré ?
D’une autre vie passée !!

Mesamisamoi.com
Je n’ai pas besoin de site virtuel
Pas de skype, car le lien est tel
Que mon coeur fait renaître les hommes

La vertu des trahisons

T’as un bourdon sur Judas
L’Iscariote qui a franchi le pas

Mais tu n’es apôtre que de toi
C’est loin d’être un bouddha

Pourtant tu sais qu’il existe une Loi
Et, souvent, tes rencontres sont : sans foi ni loi

Leurs idées sont de préserver leurs intérêts
Protéger un cul, où, ils ne voient que la raie

C’est cette petite fente
Qui évacue leurs fientes

Comme c’est dommage qu’elle tombe sur toi
Et, toi, tu te demandes bien, pourquoi ?

Tu n’as pas le bon parapluie
Et des préservatifs pour la nuit

Tu cernes que la confiance
Est aussi fragile que la faïence

Cela te fait souvenance
Du jour où tu as perdu la gouvernance

D’avec ta femme sortant de l’alcôve
Qui te fais croire à une mangrove

Dans le recueil de cette déception
D’un écosystème qui n’a pas de nom

Ce que tu crois devenir
Deviendra pour ces non-voyants, un avenir

Est-ce suffisant ?

Que reste-t-il à conserver ?
Alors que nous bronzons sous les UV

Un écoeurement sans fond
Sans plus de plafond

La découverte d’un continent
Celui des fous et des déments

Incontinent de nos pleurs
De tout notre malheur…

Nous devrions marcher main dans la main
Mais, là, on ne connaît pas l’humain !!

Réunies seraient nos paumes
Mais le fou veut qu’on paume

Que le chaos règne
Que tout le monde saigne

C’est l’orgie de la destruction
Ciselée finement dans sa finition

Devant tant de sacrifiés
A qui se fier ?

Plus qu’à notre cœur
Qui peut s’arrêter dans l’heure

Ma recette du bonheur

Recette ou reset ?
Tout dépend où vous en êtes
L’objectif est d’être moins bête
Que gardez comme miettes ?

De ces valeurs inculquées
Depuis toutes ces années
Celles qui vous ont créé
Pour devenir des Fées

Avec votre baguette
Pour les hommes, issue de votre braguette
Qui vous fait penser que vous êtes
Le géniteur de nouvelles conquêtes

Avec votre baguette
Pour les femmes, issue de votre propre quête
Très éloigné de votre tête
Et sur laquelle vous êtes prête

Dans les deux cas, c’est la transmission
C’est votre unique mission
Si proche d’une éjaculation
De spermatozoïdes qui sont en action

Pour féconder dans un seul creuset
Des ingrédients désuets
De valeurs qui vous semblaient des jouets
Et qui à l’époque vous flouaient

Alors vous entez…
Pour ceux qui n’ont pas encore été
Le scion d’un bonheur, parfois regretté
Et que vous allez fêter !!!

BREXIT et J.O.

Nous avons des nouveaux rings
Pour des nouveaux kings

Des spécialistes de la mise à mort
D’un pays, d’un adversaire d’un autre bord…

Nous ne sommes pas trop dans le collectif
Même si la base repose sur l’électif

Pas besoin d’attendre 4 ans
Ces nouveaux JO sont permanents

Les règles sont simples : Tricher et Surtricher
Mensonges, coups bas et se doper

Y’a pas à dire, le spectacle a de la gueule
Et, nous, on dégueule !!!!

Jeu de boules

Elles sont là, sorties du sac
Ces petites planètes en vrac
Elles font parties du bivouac
Elles roulent prêts du ressac

Elles sont autour d’un petit soleil
D’un nom qui émerveille
C’est pourquoi, je tends l’oreille
Et pour ça, j’ai pas mon pareil

Toi, petite Léa, tu crées ton système
Architecte d’un monde que tu aimes
Tu ouvres un nouveau poème
Orné de tant de diadèmes

Un Démiurge de petite taille
Qui roule déjà sur ses rails
Qui ajuste les moindres détails
Comme si c’était un travail

Tout autour de ton astre
Tu as refait le cadastre
Pour un parfait périastre
Où il n’existe nul désastre

Et tu ris sous le soleil absent
Ce jeu est épatant
C’est ton nouveau passe-temps
Du haut de tes quatre ans.

Emploi : une journée au salon

Tu cherches ton stalker
Pour être enfin d’équerre

Pour être bien socialisé dans la vie
C’est ce que tes parents t’ont dit

Avoir sa famille, un bon job
Tu cherches le bon hub

Dans cette « aérovie » géante
Avec une gueule béante

Prête à engloutir les moins bons
Comme si c’étaient des bonbons

Toujours être dedans
Même en se contondant

Et, tu attends le passeur
Qui limitera ta sueur

Pour devenir ce qu’on veut de toi
Sans te demander : Pourquoi ?

La crue, le Zouave et les experts

Fantasme de l’omniscience
Qui limite mon essence
Et qui remplit la panse
De ma déshérence

Modèle Pic de La Mirandole
Plus besoin de boussole
Droit sur les guiboles
De la machine, mon idole

Il y a plus fort que moi
J’attendais cela depuis des mois
Plus de responsabilité et d’émoi
« J’vous jure, c’est pas moi »

Errare machina est
Je peux enfin faire la sieste
Sur ma vie indigeste
Je suis fier d’être modeste !!!!

« Bah, j’y suis pour rien !!! »
Même si la notion d’infini me tient
La Machine est le chien…
D’aveugle au bout de la laisse du Rien

7 jours pour faire le plein …

Je sors de ma neuvaine
Qui coule dans mes veines

C’est mon carburant
Du Ici et Maintenant

Il n’est besoin de raffinerie
Car brut est ce qui me nourri

Jamais de pénurie
Je suis ma laiterie

Ce que je ressens pourtant…
Sur mon chemin, dans cet instant…

Comment tenir les rênes
Dans cette vie incertaine ?

Taire ses pensées et silence

Un jour, près de la République …

Zéro et un
Ta tête est programmée
Comme ton acné
Pour être un crétin

En Zéro, t’es un
C’est ce que ton casque contient
Tu n’es pas protégé de l’intérieur
T’es connecté à ton postérieur

Ta réflexion est sur deux neurones
Qui, en plus, sont asynchrones
T’es le bon binaire
Et tu crois que ça va le faire

On te demande de répéter
Une pseudo doxa révolutionnaire
Et, comme tu n’as rien à faire
C’est mieux de tout péter

Le Zéro, t’en es un
C’est même ton avenir certain
Et c’est ça que tu proposes ?
Pour marquer une pause ?

Ton système te veut pour cible
Et, tu te rends accessible
T’as déjà mis ton pyjama
Pour aller dans ton coma

Basta…..

La Voie du Milieu

J’avance les yeux bandés
Ça irrite mes tempes
Mais je vais d’un pas décidé
Car je tiens la rampe

Je suis persuadé
Que j’ai ma petite lampe
Pour pouvoir accéder
Là, où je campe

Et puis, plus de guide !!
Devant tous ces carrefours
Je suis très timide
Alors, je reste sur le pourtour

J’entends la petite voix
Mélangée à l’étincelle
Pour orienter ma voie
Et, rester en selle

« Clore ma bouche »
« Fermer ses portes »
Faire encore des retouches
C’est ce qui me porte

Pour me dégager de mes liens
Vivre le Rien
Ce désir d’ablation
C’est la mystérieuse Union

Vive l’engagement positif !

« Seuls les bébés mouillés….
Aiment le changement »

Un adage un peu rouillé
A se mettre sous la dent

Tout se passe individuellement
Comme un peu détouré

Mais toujours présent
Sans besoin d’être entouré

Juste à l’abri des regards
Sans un éternuement

Cet individuel parfois hagard
Deviendra un collectif

Il suffit d’être attentif
Et croire en Emile Coué

Des Chats et des Chiens

Le comportement te ment
Il manifeste ta pulsion

D’un aboyant ou d’un miaulant
Tu suis l’aiguillon

Celui qui pique ton désir
Qu’afin il puisse devenir

Tu t’éloignes de la sagesse
Et, tu tires sur ta laisse

Tu es né en humain
Et cela peut être encore vrai demain

Lape ton lait intérieur
Et deviens juste meilleur

 Démocratie carbonique

Dans un monde de vitesse
Seuls nos dirigeants sont dans la petitesse

Comment respecter
ces dirigeants invertébrés ?

Comment ne pas les suspecter
De comploter sur leur absurdité ?

Ils ne sont plus dirigeants
Ils sont digérants

Des ventripotents
Affalés à la table des insultants

Çà et là, regardant …
Leurs intérêts dégradants

Nous avons les dirigeants qu’on mérite
Dit l’adage émérite

Des « Nuits couchés » sont aux commandes
Et nous n’avons pas fait la demande

Assez, assez de ces petits pas
Le temps de la terre viendra

Et elle n’a pas besoin de négocier
Pour nous libérer de leurs airs viciés

Prostitution et Cannabis, sus à la loi !

Toujours interdire
C’est pas pour dire
Mais ça fait pas rire

Que restera-t-il ?
De nos libertés subtiles
Un rien rétractiles

Ne pense pas !!!
Ne fais pas !!!!
Tu risques le faux pas

Tout n’est qu’ennui
C’est là où je m’introduis
Et j’en ai l’usufruit

Que me reste-t-il ?
La possibilité d’une île ?
Où mes rêves se distillent

Humanité, Schizophrénie et Miséricorde

Tu vas chez le véto
Et tout cela te semble bien tôt

Pour découvrir dans le carnaval des animaux
« Le sens » me dit Camille

De tout ce qui est beau
Et où j’appartiens à la même famille

Par des actes humains
On soulage l’animal

Quand on croit toujours que c’est demain
C’est cela qui fait mal

Aujourd’hui, l’animal, comment te voit-il ?
Comme un prédateur sur une île ?

Tu accomplis l’acte de vie
Celui qui va assurer notre survie

Respirons cette compassion à pleins poumons
Sous notre constellation

Les Réseaux sociaux sont choqués …

Beaucoup de foin pour un coup de poing
Avec ça nous iront loin

Tout est controverse
Faut qu’tu te déverses

Du buzz, du buzz et du buzz
Du fond de ta cambuse

T’outrer, te choquer de tout
Avoir ton os, comme un toutou

Crier son mal être partout
Avec ta corde au cou

Tu es toujours contre
C’est ça que tu montres

Quand le jour où tu seras POUR ?
Sans billet retour

Et ne plus remplir l’insipide
Avec un autre vide

   Peut-on changer ?

Accepter ce que l’on nait
Même si cela est une plaie

Béante, à refermer
Elle ne cesse de me former

Accepter au fil des années
Une vie, parfois désincarnée

Ces attitudes…
Qui manquent d’altitude

C’est pour mon étude
Mais cela renforce mon inquiétude

De ne pas être l’homme parfait
D’un songe qui se greffait

Dans ma plénitude
Et qui dans mon esprit, exsude

Google et l’humain 2.0 : faut-il avoir peur ?

L’intelligence est déjà artificielle
Elle ne fait plus partie de notre ciel

Si c’est pour battre un joueur de Go
Qui n’est pas un humain 2.0

Et croire qu’il s’agit d’un bond de géant
C’est parfaitement navrant

C’est la pire nouvelle qui prévaut
C‘est l’info pour les veaux

Qui sont dans le Big Data
Qui recycle l’infâme rata

Où tes émotions seront codées
Avec lesquelles on jouera aux dés

Mais il n’y aura plus de hasard
D’émergence d’une Histoire

Rien, il ne restera plus rien
De ce que pouvait devenir un humain

Amazon, Apple, Google…
Arrêtez  de vous foutre de notre gueule !!

   Ici et Maintenant

Je ne voulais pas y penser
Tout était très bien enterré

Et puis, je ne voulais pas dire
De peur de me contredire

Alors, j’ai pris mon sac à dos
Et, j’entrepris la spéléo

Descendre au fond de la grotte
Pour voir ce qui y mijote

« C’est profond », me dis-je
Et ça donne le vertige

Puis, dans le lac intérieur
J’ai pénétré l’antérieur

Le fond est tout défoncé
Je me suis fait abuser

Mais avec ma cuillère
J’ai remué ce sanctuaire

Et l’eau devint claire
Comme moi et mon père

Et si je croisais Jésus, saurais-je Le reconnaître ?

Je me pose de ces questions
Pour être en communion
Faire ma génuflexion

C’est pour améliorer ma perception
M’accuser réception
Et avancer vers le mont Sion

J’envisage une déception
Je ne suis pas dans la bonne direction
Je vais payer l’addition

Sans forcer à l’abnégation
Après toute l’agitation
Je chasse l’apparition

Pas besoin d’homme caution
Je suis ma cohésion
J’écarte la confusion

Ni prophète, ni révélation
J’ai tout en rayon
Il suffit d’y prêter attention

Ce n’est pas parce que …

Grand danger que l’évidence
Celle autour de laquelle, tu danses

Dans le bal perdu de tes peurs
Tu n’es qu’un acteur

Mais un acteur raté
D’une carrière d’homme étriquée

Tu juges ainsi,
En redoutant d’être précis,

Tout ce qui t’entoure
Sans le billet retour

Repère le mensonge qui est ton toit
Parce ce que, c’est toi…..

 Fin de vie

Loi de l’homme ou Loi de la vie ?
Je décide de mon avenir quand je serai parti

Loi de l’homme ou de la Mort ?
C’est à moi, c’est mon corps !!!

Loi de l’homme sans vie
Je dois déposer mon préavis

Loi de la Vie sans homme
Je m’efface d’un coup de gomme

   Un voyage peut en cacher un autre

Ce devait être un voyage tranquille
Rêvant, seul sur ma petite île

Là, lancé tel un projectile
Doucement je baissais les cils

Dans ce wagon sans classe
Je m’endormais comme une masse

Mais voici que l’ange identifié
Ne peut plus être béatifié

Que la lycéenne, qui s’est trompée
N’est pas vraiment émancipée

Ils ont des vies sur le pouce
Aux grés des secousses

Mais, c’est peut-être que je rêve ???
Alors, D’une autre relève…

 Le côté obscur de mon Opinion

Comment me faire une idée
Dans toute cette information débridée

Comment ne pas se faire manipuler
Pour ne pas affabuler

Comment penser librement
Sans qu’il n’y ait ta maman

« Pense comme cela, c’est fashion »
« Appui juste sur le bouton « On » »

Pourtant, je suis sans défense
Devant toutes ces inférences

Pourtant, j’ai de quoi compulser
Dans tous ces tuyaux percés

Pourtant je prends l’eau
Alors, j’écope avec mon cerveau

Je dois plutôt penser avec mon cœur
Et je ne dois pas hésiter à le mettre en sueur

    Descartes aurait pu me tuer

Il suffit d’une pensée
D’un être insensé
Qui va tout briser

Esprit comme corps sont divisés
Éloignés de toute unité
Pour devenir une mondanité

Si tu es dans cette pensée
Qui va inexorablement te dégrader
Et t’empêcher de créer

Protège ta santé
Ne cherche pas à vérifier
Tout faux de la tête aux pieds

Marche d’un pas assuré
Quand tu crois en l’humanité
Vers ta luminosité

Notre mort est dans Descartes
Car il croit avoir les bonnes cartes
Avec ta Vie qu’il écarte

        Projet de Société

C’est beau la neuro-plasticité
Autour d’une tasse de thé
Mais est-ce adapté ?
A nos vies si souvent amputées

On nous dit : Changer
Nous souhaitons plutôt échanger
Pour ne pas perdre notre ancien apogée
Le fond de notre garde-manger

Mais nous pouvons rêver
Mettre un pied à l’étrier
Pour s’orienter, pour galoper
Et arrêter de saboter

Apprendre, c’est la modernité
Avec des neurones long-circuités
Repus de belles activités
Nous bâtirons une SOCIÉTÉ

    La Pause

C’est tout à fait ça, faire une pause
Pour repénétrer une cause
Revisiter des portes closes

Lourdes et fermées
Même parfois, blindées
Pour tout réinventer

Reprendre mon rythme
Ne plus être la victime
Pour caresser le sublime

     2016

Un monde perdu ou a perdu ?
C’est peut être une question éperdue
Pourtant c’est ce qui nous semble rendu
Mais qui n’est pas attendu.

Depuis longtemps, j’ai confondu
Ce qui est suspendu
De ce qui est pendu
Un, est déjà descendu

L’autre a encore sa chance
De vivre dans l’alternance
De l’ascendance
Dans tout ce qui n’est que mouvance

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