Un Mal pour un Bien ?

Durée de lecture : 3mn 15s

Cette semaine j’ai feuilleté quelques articles que j’avais mis de côté, et je suis tombé sur une nouvelle d’une extrême importance, passée pourtant inaperçue. Un truc de … – Intense réflexion, apnée… enfin je respire – … de ouf !
Il s’agit d’une étude sur les conséquences de la réinsertion du loup dans le parc national naturel de Yellowstone, vous savez, l’un des derniers écosystèmes relativement intacts des zones tempérées.
En 1995, l’homme a eu la bonne idée de réintroduire des loups dans ce parc où la surpopulation des wapitis posait problème… De vrais lapins !
Alors, les grincheux rappelleront que les loups se sont parfois un peu trompés de proie, mais 15 années plus tard, les scientifiques se félicitent du succès de cette opération.  Et non seulement la population des wapitis a été réduite de moitié, mais la réintroduction des loups a eu une influence aussi inespérée qu’inattendue sur la faune, la flore, et … la topographie des lieux.
Les wapitis mangeaient toutes les jeunes pousses d’arbres ce qui avait provoqué la disparition de nombreuses espèces végétales et animales. Manquant de nourriture, les grizzlis avaient émigré vers d’autres contrées. Sans prédateur, les coyotes pullulaient et avaient décimé les rongeurs. Sans ombre, la température des rivières avait augmenté au point de raréfier la présence des poissons.
Avec le retour des loups, l’ancien écosystème s’est rétabli. Mieux encore, les renards, les truites, les pies, les rapaces et les corbeaux sont revenus peupler une région qu’ils avaient abandonnée.
Mais, c’est la transformation du paysage qui étonne le plus les biologistes. Des haies de jeunes saules bordent les berges des rivières, dont le lit s’est élargi, et des étangs ont remodelé la nature, à tel point qu’il est nécessaire aujourd’hui de créer de nouvelles cartes topographiques.
Et oui, avec les arbustes, les castors ont retrouvé le bois nécessaire à la construction de leurs petits barrages.
Waouh ! Nous assistons donc à une double révolution : Non seulement les hommes se rendent compte qu’ils peuvent avoir un impact sur un écosystème, mais celui-ci peut aussi être positif.

Après avoir lu cet article, j’ai pris de la hauteur à tel point que, pas suffisamment entraîné, j’en ai encore le vertige !
C’est irréfutable, depuis la fin du siècle dernier, tout plein de gens ont pris conscience du déséquilibre qui règne sur la planète… Et ? …

Eh, eh, …
Les écolos sont arrivés,
En ordre dispersé,
Nicolas Hulot, Cécile Duflot, …
Les grands Zorros, les beaux zéros,
Avec leurs idées à deux balles et leur taxe-éco.
Mais côté résultats, on a très vite pris la mesure du fiasco.

Néanmoins, ce serait injuste de nier qu’une conscience écologique habitent certains esprits sincères. C’est à tel point, que le sujet est désormais parvenu jusqu’aux oreilles d’un grand nombre de dirigeants de la planète.
Donc, grande avancée : on se réunit tous les ans, afin de trouver des solutions.
Le problème est que, autour de la table, des loups, des vautours et des faucons, on en a déjà – remarquez, des vrais, on en a aussi -. En fait, question prédateurs, nous avons tout ce qu’il nous faut. Cette bonne blague, les prédateurs, c’est nous !
Et notez bien que, non seulement nous sommes de plus en plus nombreux, mais que Dieu lui-même nous a placé au plus haut de la chaîne alimentaire … Nous sommes les caïds de la Terre.
Comble d’idiotie, les hommes ont plutôt tendance à se comporter comme des cellules cancéreuses dans un corps sain : ils appauvrissent et ponctionnent sans modération les ressources de la planète, sans vouloir se rendre compte qu’ils mourront avec elle.
Alors pour tempérer les ardeurs dévastatrices contre Dame Nature, nos dirigeants ont beau se gratter la tête et trouver çà et là des idées … une mesurette par ci, une petite guerre et un génocide par là … peu sont enclins à prendre des décisions dont les bénéfices reviendraient aux générations futures.
Il faut les comprendre, ce n’est pas ainsi qu’ils peuvent raisonnablement espérer gagner les prochaines élections.

Cependant, tout comme je vous l’ai annoncé plus haut, tel l’aigle impérial, … euh… plutôt tel le chevalier cul-blanc ou le busard pâle, alors que je survolais les immondices médiatiques habituelles, mon regard perçant a repéré une déclaration alarmante de Bill Gates : le milliardaire redouterait une pandémie mondiale. Il faudrait donc se préparer à livrer une guerre contre une forme de grippe, de SRAS ou d’un type de virus inconnu.
Et bien non ! mon cher Bill. Je vous accorde quelques talents, mais je suis désolé de vous dire qu’à ce sujet, vous vous fourvoyez.
Car c’est tout le contraire, la voilà notre solution : une bonne pandémie mondiale ! L’une de celle qui frappe au hasard. Sans favoritisme ni sélection par l’argent. D’un coup de baguette magique pandémique, Dame Nature reprendrait le pouvoir. Nous aurions moins d’humains sur terre, moins de pollution, moins de chômage, moins de famine, et quel beau paradoxe, plus (+) de blé !
Ah ! S’il pouvait s’échapper d’un laboratoire scientifique, … et puis non, rêvons en un peu plus grand encore, de plusieurs laboratoires, l’un des virus expérimental qu’ils nous mitonnent depuis une bonne cinquantaine d’années… Le tour serait joué.
Mais attention, pas de triche ! On ne change pas nos habitudes : on maintient le trafic aérien, les transports en commun ; on laisse les lieux publics ouverts et on n’éteint pas les climatisations ; on n’annule, ni colloques, ni sommets, fussent-ils politiques. Un concept « vie ouverte » ou « virus open-bar », en sorte.
Oui, je sais ! Ceux qui ont un travail, qui peuvent acheter un billet de train ou d’avion, les habitants des grandes villes, les pays du nord, … pourraient être désavantagés. Mais à bien y réfléchir, les chances peuvent s’équilibrer. En revanche, il faudrait que les gentils et les altruistes soient épargnés. Oh oui ! Excellente idée. Un virus intelligent, cela doit certainement être possible.

Et finalement, puisqu’il semble utopique d’avoir confiance dans le bon sens et la bonne volonté des humains, un bon petit virus tous les 500 ans pourrait être LA solution. Ou alors, il y a encore des options plus radicales comme on a pu en connaître par le passé : l’époque glaciaire, le Déluge, la petite vérole, la peste, …
En quelque sorte, un mal pour un bien ! … Non ?

*****

Repoussoir vivant
Que le non-respect restant
En montrant son flanc

Alors en sachant
Au centre de ce dedans
Que c’est aberrant

Je suis acquérant
Et, même en bégayant,
Toujours je me mens

Peut-être en somme !!
L’homme est un loup pour l’homme
Que rien ne gomme

C’est une bavure
Gène-les-rations futures
C’est une blessure

Gène-les-rations futures

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