Découragement et nausées m’ont envahi cette semaine

Je n’ose plus allumer la radio ou la télévision de crainte de tomber à mon insu sur un flash d’informations.
Lorsque je me mets sur internet pour accéder à l’un de mes sites préférés, ou pour utiliser un moteur de recherche, je zappe le plus rapidement possible afin de ne pas être plongé dans l’actualité.
Depuis quelques jours, je fuis les déjeuners ou les dîners, qu’ils soient de travail ou entre amis, (ou alors, le tri est très, très, sélectif).

Ce n’est pas que je me trouve plus intelligent que les autres, certain d’avoir tout compris, non !
Ce n’est pas parce que je me réfugie dans l’observance de la politique des trois singes, non !
Je me méfie tout simplement de moi-même. Je me crois capable de devenir aussi … ah, même cette réaction que je redoute, je ne saurais la qualifier avec à propos.

Vous avez certainement compris. Je n’en peux plus de cette information manipulée, de ces fausses nouvelles, de ces images sorties de leur contexte ou volées à d’autres réalités, de ces déclarations intempestives, de ces commentaires exprimés sur le vif sans même avoir pris soin de vérifier ou de contextualiser J’en ai assez de ce que l’on nous sert à l’envi, et qui brouille chaque jour un peu plus le jugement des français… Et le mien, par la même occasion.
En fait, je n’en peux plus, tout simplement. Cette avalanche d’images indigestes et de diarrhée verbale qui semble faire perdre tout bon sens à ceux qui s’en repaissent, d’un côté du manche comme de l’autre. Occasion de toujours plus de violence, pour les uns. Déchaînement d’incohérences et conclusions aussi sottes que définitives, pour les autres. Colère, abattement et lassitude, pour d’autres encore… La France n’en finit pas de se fragmenter.

Sans vouloir apparaître pour le moins sentencieux, il me semble que chacun dans son rôle joue aujourd’hui à l’apprenti sorcier. L’histoire nous a pourtant montré à maintes reprises qu’il ressortait rarement de bonnes choses de ces jeux-là.
Alors, mon billet cette semaine sera sibyllin. Je n’ai plus une once d’humour à vous offrir. Cette semaine mon humeur est à l’écœurement, et je prie pour que, un jour prochain, la France arrive à accepter de se réformer dans l’intelligence, la justice et la justesse, et dans l’apaisement des consciences.

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Et pour illustrer ce billet d’humeur, le poème de Didier Regard :

Gilet blanc

Hisser le blanc drapeau
Quand tu es encore beau
Sera ton dernier assaut

Dans ton jaune
Entouré de blanc
Rien ne sera différent

Un combat sous une nouvelle aune
Dépourvu de haine et de ses semblants
Pourra illuminer ton non violent

À ce jour, ancrer dans ta haine
Sans savoir ou elle mène
C’est la barbarie que tu aimes

Tu n’as pas les mots
Éduqué par 150 signes
Pour décrire que tu n’es plus digne
Tu tomberas de haut

Contre toi et un système
Que tu crois manger sur ton dos
Te mène au chaos

Apaisé et loin d’être idiot
Assieds toi et médites
Avant de crier au complot

Rejoins ta violence
Et transforme cette défense
Pour créer une assistance

Découvrez les poèmes de Didier Regard et aussi ses tercets

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