Le temps, le temps, le temps, et rien d’autre, …


Alors que des millions de rênes, tout joyeux du devoir accompli, rejoignent le Grand Nord, n’entendez-vous pas à nos portes ce bruit de cheval lancé au grand galop ?
C’est le temps qui mène un train d’enfer. Avec ses légions de semaines et ses cohortes de jours, il ne va pas tarder à imposer 2019 à la tête de nos calendriers.
Une année déjà, une année de plus, une année en plus… Encore une année !

Et pourtant … Pourtant, tout au long de notre vie nous tentons d’influencer le rythme du temps.

À peine debout, on avance pour bientôt accélérer et se lancer dans une course effrénée. On regarde droit devant, surmontant les obstacles dressés en travers de notre chemin. À l’âge de la maturité, il nous arrive parfois de faire une pause pour chercher une direction, et même un sens. Mais parce qu’il faut bien avancer, on ne s’attarde pas. Comme l’a écrit Alain Souchon, « On avance, on avance, on avance, … On n’a pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens ».
Alors, après avoir tant couru après le temps, il arrive un âge, où l’on aimerait bien qu’il ralentisse. On souhaiterait même donner du temps au temps. Mais rien à faire, il n’en a cure. Le temps n’attend pas !
Après avoir cherché à le domestiquer, tôt au tard, trop tard parfois, nous découvrirons que le véritable maître, c’est bien lui ! Le temps ne s’apprivoise pas. Imperturbable, il suit sa course inexorable.

À chacun sa pirouette pour s’en sortir. Combien de fois ai-je entendu ces formules lapidaires servies à toutes les sauces : « il faut vivre le temps présent » ; « il faut vivre avec son temps » ; … Soit ! Mais avec lequel ? Celui de Charles Aznavour ?
« Le tien, Le mien,
Le temps des uns, le temps des autres,
Le temps, le temps, le temps, et rien d’autre,

Le temps qui court, le temps qui reste,
Le temps qui vient et jamais ne s’arrête … »

Ah mais, j’y suis ! Celui qu’il faut suivre est juste le temps de la vie. À moins que, oh surprise, ce ne soit le temps de Marie, celui qui va et vient. À écouter sans modération,  en cliquant ici !

*****

Et pour clore l’année, le poème de Didier Regard :

Année écoulée
De massacres perpétués
Chaos orchestrés

Que restera-t-il
Des miettes sur ta presque île
D’un cerveau utile ?

Libre sur ta nappe
De choisir tes agapes
Dont t’es le Pape

Le ramasse-miettes
Des médias qui pètent
À jouir de ses fêtes

Qui ont pour mission
De rendre ta soumission
Telle, une passion

Feront ta tête
Atone et très bien faite
Dans ton squelette

Que retiendras-tu
De cette année vécue
D’idées confondues ?

De simples miettes
Où tu fais tes emplettes
Pour être moins bêtes

Découvrez les poèmes de Didier Regard et aussi ses tercets

*****

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