ISF – IFI : des logiques d’ ENAC


Les logiques des ENAC sont particulières, mais heureusement, vous êtes abonnés au blog qui permet de tout comprendre. Lisez plutôt ce condensé qui vous explique tout !

Si la loi restait en l’état, l’ISF (Impôt Sur la Fortune) serait bientôt remplacé par l’IFI (l’Impôt sur la Fortune Immobilière).
En clair, les biens mobiliers (participations financières, obligations, SICAV, assurance-vie, comme tout autre placement d’épargne) et les signes extérieurs de richesse n’entreraient plus dans l’assiette de calcul de l’ISF.
Ainsi, les yachts, jets privés, voitures de luxe, montres et bijoux rejoindraient les œuvres d’art et les collections de timbres sur la liste des exonérations.
Selon le premier ENAC, le principe est évident :
1/ Faire en sorte que les placements financiers profitent à la véritable économie ;
2/ Faire de la France un pays attractif pour les vrais riches.
Ben oui, c’est logique !
1/ Ceux qui bénéficiaient d’une exonération de tout ou partie de leur ISF, en investissant dans des entreprises, n’auraient plus à le faire … En tout cas, plus en bénéficiant d’une odieuse niche fiscale.
2/ Les statistiques sont formelles. Les vrais riches qui s’installent dans un pays y créent des emplois. Et plus précisément, 32 emplois, qu’on nous dit. Des emplois que j’imagine d’ailleurs enthousiasmants, et pour lesquels nous sommes tous volontaires – petite précision à l’attention de mes aimables et rares lecteurs qui ne riraient même pas jaune, c’est de l’humour noir… Désolé, je n’ai pas pu m’empêcher –.
Un doute m’assaille cependant : les vrais riches ont-ils l’habitude, lorsqu’ils s’installent dans un pays, de louer leur résidence ? Suis-je bête, les vrais riches n’achètent pas en leur nom ! Ils ont des sociétés qui ne leur appartiennent pas, et qui leur met à disposition tout un parc immobilier (et gracieusement, cela va sans s’écrire).

Quant aux moyennement riches, ceux qui ont eu la chance de naître et de vivre dans des lieux où l’immobilier coûte deux bras, les héritiers de parents travailleurs et économes avides de posséder une maison de famille luxueuse, les salauds qui se sont honteusement enrichis au prix de leur labeur et de taux d’emprunt usuriers, ceux donc qui ont acquis leur habitation principale et une résidence secondaire en suivant scrupuleusement les incitations gouvernementales, et bien pour tous ceux-là, ce sera la triple peine : l’IFI, la taxe foncière et la taxe d’habitation.
Mais c’est bien normal, car ces fainéants, assez cupides pour avoir acheté dans des lieux trop recherchés, se sont grassement enrichis. En conséquence, il faut bien qu’ils rendent tout ou partie de la plus-value qu’ils auraient pu réaliser.
Un nouveau doute m’assaille : qui dit baisse des prix, dit baisse des plus-values, et donc baisse des revenus fiscaux. Non ?
Mais après tout, ce n’est qu’un point de détail. Ces gens-là, même s’ils avaient la lubie d’aller voter, ne sont pas très nombreux. Et puis s’ils tiennent vraiment à posséder de la pierre, ils n’auront qu’à investir dans les logements sociaux que les ENAC n’ont pas encore trouvé le moyen de financer (sans des investisseurs privés). C’est vrai ! On en manque tellement qu’ils seront exonérés ; mais attention, bien encadrés. Il ne manquerait plus qu’ils deviennent  des salauds de marchands de sommeil, face à des locataires désoeuvrés qui ne pourraient pas payer leur loyer. Parce que mes z’amis, si tout le monde se met à vouloir devenir locataire, la queue d’attente pour visiter les logements n’a pas fini de s’allonger …

Voilà, désormais c’est certain. Après avoir lu ces explications, vous avez tout compris… Peut-être même que  vous pourriez postuler au concours d’entrée de l’ENAC (l’Ecole Nationale des Anesthésiés du Cerveau) !

PS :J’avoue ! Ce billet d’humeur, c’est vraiment n’importe quoi. Mais qu’est-ce que cela fait du bien de délirer de temps en temps.

*****

Et toujours, l’inspiration du poète 

Ce matin,
Je ne sais pas ce qui m’a pris
Je voulais être un sans abri
Vers la porte de Pantin

Enfin, je n’avais plus rien
Pour me faire taxer
Au Tribunal des Biens
J’étais relaxé

Je n’avais plus de moyens de fortune
Tout comptait pour des prunes
Plus de signes extérieurs de richesse
Rien à donner aux Princesses

J’avais déjà eu le réflexe
De me débarrasser de ma Rolex…
De la prestation compensatoire de mon Ex
De tous biens connexes

Maintenant,
Il me reste les signes de richesse intérieure
Et ce dernier bonheur
Leur est répugnant

Je suis enfin libéré
De toujours payer
De ne pas montrer
Je me suis retrouvé

Découvrir les poèmes de Didier Regard et aussi ses tercets

*****

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