La Révélation


Durée de lecture : 3mn

Cette semaine, j’ai lu des textes passionnants.
En même temps, ceux d’entre vous qui ont lu le billet d’humeur de dimanche dernier ne peuvent pas tout à fait en être surpris …
Parmi mes lectures, que l’on soit croyant ou pas, agnostique ou âne bâté … euh non, pardonnez-moi mes amis, athée ! ☺ , je pense que ce qui a été une Révélation pour moi, un simple révélateur pour d’autres, ne peut laisser personne indifférent.

En fait, certains événements relatés dans la Bible m’ont souvent paru ardu à saisir et interpréter, en comparaison de la réalité du monde actuel. J’ai bien sûr trouvé des correspondances intéressantes, mais bon, il faut bien l’admettre, les 5000 pages de cet ouvrage sont parfois rasoir. Il n’est pas toujours évident d’apporter des réponses à ceux qui prennent l’Ancien et le Nouveau Testament, au mieux comme un livre d’histoire, et au pire, comme des histoires peu fiables remontant à des milliers d’années… Et puis, il y a ces questions récurrentes : « Mais pourquoi ton Dieu se tait-Il depuis si longtemps ? Et pourquoi n’envoie t-Il pas à nouveau quelqu’un pour mettre de l’ordre sur terre ? Bon, je vous en passe et des plus sévères !

Le surlendemain de mon arrivée au monastère, une discussion de quelques minutes avec un moine sur mon scepticisme à propos du sens de la Vie, et de la mienne en particulier, le conduit à me conseiller la lecture d’un livre. Il ne le trouve pas dans la bibliothèque de la communauté, mais « tombe par le plus étrange des Hasards » sur un tout autre qu’il me confie…
Et ce fut la Révélation de cette semaine : la Parole de Dieu, (ou la Bible pour ne heurter personne), est toujours vivante. Fichtre !
Vous êtes incrédules ? Laissez-moi donc prendre deux exemples pour vous en convaincre. Le premier est dans l’Ancien Testament, le second … dans le Nouveau (… j’en perçois 12 qui suivent !).

Vous connaissez peut-être l’histoire de David et de Bethsabée. Non ? Pas de souci, je vous la narre de façon très concise :
Le bon Roi David, éperdument amoureux de Bethsabée, use d’un odieux stratagème pour faire revenir son mari auprès de lui. Il l’invite à dîner, l’enivre et le tue par traîtrise. Ainsi, il put épouser la belle en toute légalité.
Mais en ces temps-là, vivait un prophète dénommé Nathan, que David écoutait pieusement.
Ce dernier lui raconta l’histoire d’un homme riche, possédant moult richesses et un grand nombre de têtes de bétail, et d’un homme pauvre, vivant chichement et ayant une brebis si mignonne qu’elle vivait sous sa tente aux côtés des siens. Ce dernier devant recevoir l’homme riche à sa table, sacrifia son unique chèvre et la fit rôtir afin d’offrir un bon repas à son invité. Non content de manger et de boire, sans retenue, l’homme riche vola la brebis.
À ces mots, le Roi David s’emporta violemment et jugea, sur le champ, qu’il fallait condamner à mort le coupable et le vouer aux gémonies.
C’est alors que Nathan lui dit : Mais, c’est toi, cet homme !
Combien de fois, en toute sincérité, avons-nous considéré que le méchant, c’était l’autre ?

La seconde histoire est mieux connue du grand nombre d’entre nous ; nul besoin donc de vous la raconter. Il s’agit de la Passion du Christ.
Si vous y prêtez bien attention, vous constaterez que la Passion recommence tous les jours. Elle ne fait que mobiliser, d’âge en âge, des acteurs différents qui jouent le même rôle.
Parmi eux, des milliers d’indifférents, des lâches, des consentants, des « qui s’en lavent les mains », des « qui ne bougent pas pour peu que l’on ne s’attaque pas à eux-mêmes », des « sans opinion ».
En fait, une foule de gens qui laisse faire, et sans qui, cette injustice ne pourrait avoir lieu.
Une fois le drame consommé, des milliers de gens passent leur chemin, des milliers d’autres fuient, non sans soutenir qu’ils n’ont rien à voir avec tout ceci, prêts à jurer, à trois reprises, qu’ils ne connaissaient pas cet homme.
Pourtant, la veille, ils Le suivaient, écoutaient Ses discours, assistaient à Ses miracles et, touchés par la grâce, ils propageaient la grande nouvelle.
Évidemment, en à peine quelques heures, les temps ont changé : plus de joie, plus de multiplication des pains, juste du sang, des cris, des larmes et de la douleur aussi. Et enfin, … la mort sur la croix, où quolibets et injures ont remplacé les suppliques.
Combien de fois selon vous, en 2000 ans d’histoire, cette pièce en trois actes a t-elle été jouée ?
Et bien, s’il y a une chose que l’on ne pourra pas dire, c’est que nous n’étions pas prévenus quant au dénouement !

À l’issue de cette semaine, je pense avoir compris – il était temps – que tout nous a déjà été dévoilé, et que nous n’avons rien à attendre de plus … Mais …
Mais la voilà la réponse à cette question sur le sens de ma vie : la fidélité, la justice, la foi et l’amour, devraient suffire pour guider mes pas – Et croyez-moi, il y a du boulot – !

Post script um :
Un mois avant mon départ à Ganagobie, j’ai entendu un bref passage de l’une des dernières chansons de Francis Cabrel. J’ai été saisi d’une telle émotion que j’ai pressé mon épouse de l’envoyer au plus vite. Je ne le savais pas encore, mais au matin de mon 3è jour de retraite, elle s’est révélée être l’une des illustrations parfaites de celle-ci.
Je vous la recommande vivement. Pour l’écouter, cliquez sur le lien « Dans chaque coeur »

*****  

En bon mécréant        
Des fois, je fais le bilan
Avec mon écran 

Et, il est très grand  
Faisant de moi un méchant   
Qui n’a pas de plan        

Et avec le temps
Ça me ronge les sangs
Me broie les tympans

En bon vétéran
Parfois un peu fainéant
Je suis non voyant

Et c’est bien troublant
Mais, je suis là, enfilant 
Un beau manteau blanc

Découvrez toutes les illustrations poétiques de Didier Regard

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Mais surtout, ne ratez pas le billet de la semaine prochaine et n’hésitez pas à feuilleter les pages de ce blog au gré de vos humeurs.

***
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2 Commentaires

  1. Une fois de plus, je suis scotché par la simplicité et la profondeur de tes propos. Et particulièrement par leur résonance si forte avec nos préoccupations actuelles. Tu dois être un magicien ou quelque chose comme cela.
    Au fait les « 12 qui suivent », ce sont tes disciples, à défaut d’être tes apôtres ?

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    • Merci beaucoup. C’est trop …
      Concernant les 12, c’était effectivement un clin d’oeil aux « vrais » apôtres … La faiblesse (ou le manque d’humilité) de penser qu’ils pourraient suivre le blog !

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