Douleur, quand tu nous tiens !


La douleur devient, par la force des événements de la vie, une douce ennemie.
Pourquoi « douce » ? Et bien, une grande majorité des gens qui souffrent de douleurs chroniques ou neuropathiques vous le diront : « on finit, tant bien que mal, par apprendre à s’en accommoder ».
Heureusement, des traitements existent pour les atténuer … On a beau dire, mais l’allopathie a du bon.

Néanmoins, lorsque la douleur s’est vraiment installée et a pris ses aises, il faut choisir entre les shoots permanents et rester suffisamment conscient. Donc au final, il vaut mieux tenter de vivre avec.
Alors, on se raisonne, on s’intéresse à la sophrologie ou l’on s’instruit pour espérer la faire passer au deuxième plan de nos préoccupations.
Ainsi, pour en détourner le cerveau, on tente de se concentrer sur d’autres choses, de prendre du recul, d’observer la douleur afin de mieux s’en dissocier, et d’éviter les sur-ajouts émotionnels… Ouais, ouais, ouais, c’est tout comme je vous l’écris.
Et là, je présume que chacun a sa propre méthode : fixer son attention sur les oiseaux qui gazouillent, sur les bruissements d’une rivière, sur une grille de mots croisés, … en fait, le secret est  de se créer un jardin secret dans lequel on aime à se promener.
On apprend aussi des phrases magiques.
Oui, oui, c’est cela, « magiques » ! Oh, il ne s’agit pas d’incantations, mais plutôt de maximes ou de pensées de tel ou tel philosophe. Je sens que vous aimeriez des exemples. Allez, je ne vais pas me faire prier, en voici deux : « Ce à quoi vous résistez persiste », ou encore, « en y pensant, en tentant d’agir contre certaines idées, on les renforce », et donc « recherchez le relâchement musculaire et nerveux » …
Et puis, il y a les techniques.
Là encore, je sens que je pique votre curiosité, et certains, j’en suis sûr, se sont déjà rangés dans les rangs des sceptiques. Mais je vous l’assure, elles donnent parfois bien des répits. Visualiser le siège de cette douleur, afin de la matérialiser et pouvoir la prendre en main, pour lui faire parcourir le corps jusqu’à pouvoir l’expulser par les pieds, est une technique qui me convient assez bien. Et puis, il y a celles, nombreuses, qui font appel à l’imposition des mains et aux automassages : souvent redoutables d’efficacité.

Mais cette semaine, une douleur inhabituelle m’a pris au dépourvu. Une douleur aiguë. Pas une douleur passagère comme lorsque l’on se brûle avec le fer à repasser. Non ! Cette douleur capable de rendre fou n’importe qui, lorsqu’elle s’installe dans un lancement permanent et lancinant.
Impossible de m’y soustraire.
J’étais tout simplement incapable de la gérer tant elle avait pris l’ascendant sur moi. Vous voyez, le genre qui fait oublier, quel idiot j’étais, qu’il s’agit du « signe que la circulation normale du Qi est bloquée dans un endroit particulier »…
Mais en réalité, le problème n’était pas que les divers « trucs » que j’ai l’habitude d’utiliser ne fonctionnaient pas. Non ! Cette douleur là m’était inconnue, et mon seuil de tolérance venait d’exploser. La cause m’importait peu. D’ailleurs, je la redoutais certainement. J’étais tout simplement incapable de penser, ou de faire quoique ce soit. Je ne m’appartenais plus, je n’étais plus moi-même, j’étais devenu sa chose … en réalité, j’étais elle.

Me précipitant dans chaque pièce de la maison, comme aurait pu le faire un voleur à la recherche des montres et des bijoux rangés dans une maison dont la sirène d’alarme venait de se déclencher, je me suis alors jeté sur toutes les sortes d’antalgiques que j’ai pu trouver, tirant rageusement les tiroirs de tous les meubles et dans toutes les pièces probables et improbables que je visitais systématiquement. Aspirine, paracétamol, codéine, cortisone, … vous vous en doutez, le registre complet des doses les plus élevées de calmants y est passé.
Mais hélas, le jour entier et bientôt la nuit s’étaient écoulés, tandis que toutes les quatre heures, le cocktail explosif s’était montré inopérant !

Jeudi, 5 heures du matin
Je saisis mon téléphone, et je laisse un message sur la boîte vocale :
– Désolé, docteur, mais je serai devant votre porte dès 8 heures ce matin.

Il y a des jours où il est grand temps d’arrêter de penser, et même de méditer.
Il faut savoir faire taire ses peurs et se ruer chez un chirurgien-dentiste !

Douleur dentaire

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3 Commentaires

  1. Bon. j’avoue sans honte que je craignais une conclusion infiniment « pire », mais votre talent est si grand que je vous pardonne bien volontiers 🙂

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  2. Effectivement, la version est soft. Mais vous savez bien que toute vérité n’est pas forcément très poétique à écrire !

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  3. J’ai eu peur aussi ! Ouf tout finit bien ! « Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort » ! 😉

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