Un Moment d’Amitié


Chouette ! Une semaine de pause entre amis à la montagne. Cela faisait si longtemps…

Le covoiturage du samedi nous offre les traditionnelles conversations de genre : les hommes à l’avant, les femmes à l’arrière. Unisson des gargouillis et besoins pressants provoquent un arrêt impératif, pour une rapide pause déjeuner effectuée au milieu de nulle part entre deux vallées. Douche pluviale apéritive, et au menu : crudités abondantes et variées, filet de bœuf, omelettes, andouillettes et frites dorées à souhait. Vive les restaurants authentiques pour routiers, devenus hélas si rares de nos jours !
Aucune embrouille à l’arrivée au chalet pour la répartition des chambres : la semaine s’annonce idyllique. Mieux encore, Tim et Jo, deux jeunes anglais sourire aux lèvres assurent les petits-déjeuners, thés et dîners. Le grand luxe… Mais pris d’un sérieux doute, nous vérifions nos réservations : pas de lézard, mais oui, tout est compris, même la gentillesse du service !
La météo nous annonçait une semaine pourrie, ce fut neige le dimanche et beau temps les jours suivants : Trop de chance !

Méribel

Méribel

Il y a là : ma moitié alias papillon rose, le virevoltant démonstratif, la sportive acharnée qui ne se prend pas au sérieux, la sportive dilettante et studieuse, l’ami dont tout le monde rêve, et moi ; moi, dans le rôle du retraitant durant la journée, et du GA le soir (traduisez : Gentil Accompagnateur). Ben quoi ?! Toujours objectif le Pascal…

Toutes les fins d’après-midi notre petite troupe de skieurs satisfait aux exigences de Sa Majesté WIFI. Smartphone, tablette et ordinateur portable, à chacun son triptyque. On joue, on e-book, on lit ses mails, on travaille, on maintient tous les liens personnels et numériques.., c’est la vie connectée.

Secrètement je me dis que cela ne va pas durer. C’est certain, il va nous arriver un couac, une fâcherie, un pépin.
Mais non ! Les jours défilent, de plus en plus radieux sur les pistes et sur les visages aussi.
Chez l’un ou l’autre des raideurs et des petites douleurs apparaissent, mais pas de casse. L’entente amicale ne se fissure pas. Il y a bien quelques conversations politiques, (quoique de plus normal lors d’un entre-deux tour électoral), mais les confessions intimes à 2, 3, 4, 5 ou 6 prennent leurs aises ; les aveux à propos de toutes sortes de premières fois, les blagues et les histoires drôles fusent. Un veto est parfois apposé, (surtout pas de révélation dans un hypothétique Billet d’Humeur !), même si chacun sait qu’il n’existerait aucune saveur particulière à toute indiscrétion sortie de son contexte.
Un peu de vin, du Génépi, l’ambiance est toute « gaite ».

Et puis.., et puis jeudi soir arrive…
Boum ! La voilà qu’elle tombe, la mauvaise nouvelle ; celle dont on ne veut pas. Celle qui s’insinue par traîtrise. Révélée dans le secret de notre chambre, sans concertation, nous la garderons pour nous. Le dernier jour de cette semaine passée entre amis ne mérite pas d’être entaché de tristesse.
D’ailleurs, nos amis n’ont-ils pas également fait taire à notre insu leurs propres tourments ?
Que savons nous réellement des ombres gentiment dissimulées derrière ces visages familiers ?
Gardons donc pour plus tard les confidences ! Allons, ne gâchons pas l’instant présent !

Oh bien sûr, un voile de tristesse s’est posé dans un coin de notre tête. Et déjà, à la faveur de multiples va et vient, notre esprit voyage auprès d’un être si cher à notre cœur.
Néanmoins il sera temps d’appréhender la meilleure façon de participer pleinement à son combat, tout au moins en pensées, dès notre retour.

 *

Il est samedi. Sur les bords de la nationale qui serpente vers la plaine, les crêtes blanches des montagnes se détachent du bleu azuréen. Notre escapade alpestre s’achève. Des voix chuchotent à l’arrière de la voiture. La conversation se fait sérieuse, lorsqu’au sortir d’une boucle de la route le restaurant routier de l’aller nous suggère une halte.
Sur la page de garde du menu, une phrase :

« Qu’il est bon parfois, ne serait-ce qu’un instant, de redécouvrir les bonnes choses d’autrefois »… 

C’est bien vrai ! Mais alors, sans nostalgie… pour encore mieux jouir de l’instant présent.

 

*****

Mon billet d’humeur : c’est un clin d’oeil, une brève de comptoir, une réflexion captée dans l’instant. Vous avez aimé ? Alors participez au challenge « 1.000 followers en 100 jours », partagez-le, et incitez vos amis à s’inscrire sur https://launayblog.com/, et ne ratez pas celui de la semaine prochaine !
Et puis, n’hésitez pas à voyager dans mon univers en feuilletant de temps en temps les pages du blog !

***

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4 Commentaires

  1. Merci pour ce moment d’amitié.

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  2. Rare, trop rare…
    Alors.., qu’est-ce qu’on attend ? Qu’est-ce qu’on attend ? Qu’est-ce qu’on attend pour être heu-reux !

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  3. isabelle

     /  1 avril 2014

    un témoignage , un commentaire , un signe … un mot mais pas seulement un mot , une bouffée , un sentiment fort durable et doux d’Amitié … Pour mon ami l’écrivain , pour le papillon rose virevoltant et pour tous les leurs !

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  4. Portée par des courants dont nous sommes sûrs de la complicité, une affectueuse pensée à notre amie Pauliste.

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