La Boulette !


Durée de lecture : 4mn 19

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, il m’arrive de plus en plus régulièrement d’oublier certaines choses.
Oh, c’est souvent trois fois rien… Tout de même, parfois … Jugez-en plutôt !

Tout d’abord, une confidence sur notre intimité.
Nous avons 3 chats et un chien. Ben quoi ? Vous ne trouvez pas très intime de vous raconter pareille chose ? Mais, ne vous rendez vous pas compte que je vous plonge au cœur même de la famille ? …
Bon, passons !
Figurez-vous que chaque début de soirée, à 19 heures précises (cf. billet d’humeur « Tuer le temps » nov 2013) l’un d’entre nous doit nourrir la meute. Et oui, impossible d’entreprendre quoi que ce soit à l’heure fatidique. Ça miaule, ça se frotte, ça saute, ça s’agite, ça se met même des torgnoles au bruit mat et sourd, mais ça lèche aussi … En clair, la maison devient un vrai cirque « Pinder » !
Et comme nous avons de vrais resquilleurs, celui d’entre nous qui se sacrifie sur l’autel des croquettes, prend bien soin de fermer le volet de l’arrière-cuisine, là où les réserves animales de survie se trouvent. Bah oui, sans ce minimum de précaution, certains comédiens mangeraient en toute innocence plus d’une fois au cours de la même soirée.

Appentis avant

Et lundi soir, une fois la mission accomplie, le volet fut effectivement refermé par celui, ou celle, qui avait officié.
Faisant prématurément tomber la nuit, un violent orage s’est abattu sur la maison.
Vous savez, l’un de ces orages qui pouvait faire croire à notre cher Astérix que le ciel lui tombait sur la tête. Mais non, pas un des chats, ni même le chien … Astérix le Gaulois, voyons..!
Même pas le temps de compter jusqu’à deux, entre un éclair et le claquement du tonnerre. Il était là, figé au dessus de nos cheveux tout électrisés par … euh … non, plutôt hérissés … de trouille.
Il claquait comme ces gros pétards du 14 juillet. Vous savez, les fameux … Ah, zut ! Je ne me rappelle plus le nom…
Toujours est-il que les cieux avaient décidé de nous châtier à hauteur des grosses bêtises que nous avions dû faire au cours de la journée. Le vent, la pluie, la foudre, la dynamite, … manquait que la grêle… Une demi-heure d’apocalypse. Je vous prie de croire qu’aucun membre de la famille n’en menait bien large.
D’ailleurs, un peu plu tôt dans l’après-midi, nous nous doutions bien que quelque chose allait arriver. Notre grand courageux de chien était collé à nous depuis quelque temps – cf. le tout premier billet d’humeur du blog. Mais je réalise : une histoire d’orage à un an d’intervalle… C’est dingue, non ? – . Il aurait pu sauter dans nos bras qu’il l’aurait fait. En même temps, personne n’était vraiment prêt à accueillir dans ses bras une peluche de 30 kilos, fussent-ils 30 kilos d’amour et de reconnaissance …
Bon, comme toutes les pires choses ont tout de même une fin, l’orage s’est dissout aussi rapidement qu’il s’était formé.
Point final ! Ceux qui n’avaient pas été réveillés, ou s’étaient miraculeusement endormis, ont poursuivi leurs rêves, les autres se sont tranquillement glissés dans les bras de Morphée… Mais non, les « glandeurs du radiateur du fond »… pas dans les pattes du chien ! Allez, continuez de lire l’histoire, le monsieur vous expliquera plus tard.

Le lendemain matin, cérémonial immuable, le premier à débarquer dans la cuisine ouvre les volets. Bah oui, rien d’extraordinaire en cela … C’est le grand retour du cirque « Pinder » !
Donc, il faut plonger au plus vite dans la caverne d’Ali Baba aux croquettes, pour pouvoir prendre son petit déjeuner en paix.
Et là, surprise ! Le fameux volet ne répond à aucune sollicitation. Aucune formule magique, aucune pression, aucun coup de pieds ne vient à bout de sa résistance … La porte a dû jouer avec les pluies diluviennes de la veille, la ferronnerie se sera grippée. Désespéré, j’envisage la manière forte : la clé du cambrioleur amateur … le pied de biche.
Je fais alors le tour de la maison pour me rendre dans l’abri où nous rangeons les outils. Mais pris du secret espoir de ne pas avoir à me résoudre à de telles extrémités, je rebrousse chemin pour me donner un aperçu de l’envers du problème, espérant qu’un grain de sable, tout au plus une pierre, voire même une chaise, n’ait malencontreusement coincé notre volet récalcitrant.
Et … point de grain de sable ! Le ciel nous est effectivement tombé sur la tête.
En l’occurrence, et pour être tout à fait exact, il s’agit plutôt d’une partie du toit qui s’est effondrée…

Appentis après

Oh, la tuile ! Enfer et damnation ! La voilà, la chose que j’avais oubliée lorsque l’assistante du couvreur m’avait rappelé: deux ans se sont passés, et en un instant, que dis-je, en un éclair, je me souviens très distinctement de la conversation téléphonique :
– Non, non, vous faites erreur, lui avais-je répondu.
– Mais je vous assure, Monsieur, nous avions convenu de prendre un rendez-vous pour …
– Non, lui dis-je un rien agacé devant son insistance, vous faites erreur, le travail a bien été terminé…
Et d’expliquer à mon épouse, sitôt raccroché :
– Je te l’avais bien dit que la situation du pays était catastrophique. Tu te rends compte, les couvreurs en sont maintenant réduits à faire de la retape pour décrocher de nouveaux chantiers !
– Mais de quoi parles-tu ? me dit-elle les mains dans la salade (si, si, mes souvenirs sont à présents très précis !).
– Figures toi que c’est terrible. Même les meilleurs artisans n’ont plus de travail… N’est-ce pas malheureux !

Ah, la boulette ! … Elle m’avait tout simplement téléphoné pour me proposer d’intervenir sur cette partie du toit qui n’avait pas été révisée … À moins que…
À moins que … Mais c’est bien sûr ! Ils l’ont dit, hier au 20 heures, que le virus se répandait. Alzheimer, c’est Alzheimer ! … Mais non, pas l’assureur… Allez, vite ! Il me faut d’urgence un rendez-vous chez le toubib !

*****

Rester sous la couette
Jusqu’ici c’est la fête
J’ai ça en tête
…             Découvrez l’illustration poétique de Didier Regard

Et aussi, faites donc un tour sur la page Facebook des « Glandeurs du radiateur du fond »

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2 Commentaires

  1. Par Toutatis, on ne fait pas les choses à moitié chez les Launay !

    Aimé par 1 personne

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  2. Il n’y a rien de pire qu’un ciel tombant sur notre tête, à part peut-être… je sais pas moi…
    …Un toit ?

    Aimé par 1 personne

    Répondre

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