Un nouveau monde


Comme je l’avais déjà mentionné dans mon précédent article, il m’est difficile, avec la meilleure objectivité qui soit, de comprendre les dispositions des confinements et de leurs conditions de sortie.  Et je crois ne pas être le seul… Certaines de ces nouvelles règles ou « recommandations » sont si incohérentes, qu’elles font injures à la moindre once de bon sens. D’un autre côté, leurs opposants montrent si peu de mesure que les uns et les autres en deviennent toujours aussi illisibles et peu crédibles.

Toujours est-il qu’à vouloir ménager la chèvre et les choux, (entendez la crise sanitaire, et l’économique / le financier / le social), que pour un peu, les loups se mettraient à aimer les choux (un exemple d’effet néfaste collatéral diablement inattendu).

Plus sérieusement, force est de constater que les fondements de notre société s’effondrent sous nos pieds. En vrac, les libertés individuelles basiques s’effritent, les iniquités sociales se renforcent, nos TPE/PME – nos artisans – nos indépendants – nos commerçants meurent de ne pas pouvoir travailler, l’exception culturelle et l’art de vivre à la française se vident de sens. Enfin, le « vivre ensemble » brandit si souvent comme un étendard, le main sur le coeur, explose au propre plus qu’au figuré, à tous les coins de rue, des quartiers communautaires et des cités (mais cela, on en a malheureusement déjà pris l’habitude). À tout point de vue, la note va être salée. Et bien peu se risquent à parler de comment les milliards qui pleuvent vont être remboursés, … et par qui !

Avec le terrorisme, la COVID-19 renforce l’ère de la défiance et du repli sur soi. Une ère au goût de terre brûlée. Une ère que ma génération ne pensait approcher que dans les livres et les films de science-fiction. Les générations qui suivent y sont peut-être mieux préparées que la mienne. C’est un monde qu’ils côtoient dans leurs jeux-vidéos, avant même la puberté…

Malgré tout, je voudrais pouvoir rester optimiste et croire en un monde futur qui sera meilleur. Car enfin, si de nombreuses espèces ont disparu au fil des chaos survenus sur notre planète, l’être humain n’a t-il pas déjà démontré que sa capacité d’adaptation était telle qu’il savait se jouer des pires catastrophes ?

Alors, meilleur ou pas, le monde de demain que l’on façonne aujourd’hui sera avant tout un autre monde, dans lequel il faut continuer d’espérer. En tout cas, c’est ce que je dirai à mes deux petits-enfants qui viennent tout juste de naître.

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