Une semaine mondialement capitale mais donnant lieu à une question existentielle


Ma première idée de billet d’humeur portait sur « le jour du dépassement ». Cette fameuse date à partir de laquelle l’humanité toute entière vit à crédit, après avoir épuisé toutes les ressources renouvelables que la terre peut produire en une année.
Il est vrai que, en accord ou pas à propos du recueil des données ou du mode de calcul de l’ONG américaine créatrice du concept, la Global Footprint Network pour ne pas la nommer, il faut bien reconnaître que la tendance entre 1971 et 2017 fait frémir. Passée du 24 décembre au 2 août sur cette période, cette date n’est guère rassurante … Encore que, depuis 7 années cette même tendance ait fortement ralenti.
Alors oui, j’aurai pu évoquer pêle-mêle, la rapidité avec laquelle nous appauvrissons la terre, l’empreinte carbone toujours plus forte de l’humanité, la toxicité des émanations de dioxyde de carbone, la poussée démographique majeure et préoccupante depuis plusieurs décennies, la surconsommation si déséquilibrée de nourriture, le manque d’eau, l’urgence du changement de modèle économique, la mutation du modèle énergétique, … Je me voyais déjà conclure sur une réflexion terrible : cette année, pour apaiser sa voracité, il faudrait que l’humanité habite sur une planète possédant 1,7 fois les ressources naturelles renouvelables de la terre.

 

Mais cette semaine, un événement à submerger la planète football. Impossible pour moi de m’y soustraire : Tel Zorro, Neymar est arrivé au PSG.
Ne me dites pas que vous n’étiez pas au courant. Je ne vous croirais pas ! À moins de na pas avoir lu la presse écrite, à moins de n’avoir pas allumé une radio ou la télévision, à moins de ne pas s’aitre connecté à internet, il était fort difficile d’échapper au tsunami déclenché par ce jeune homme de 25 ans.
Je vous entends vous poser la question, « pourquoi Zorro ? » Mais parce qu’il signe son nom de trois « Z ».  ZZZ pour 222 millions, le prix payé à son ancien club pour pouvoir se libérer.
Attention ! Rien à voir avec un vulgaire marché aux esclaves, où tant d’autres à sa place font l’objet d’une vente aux enchères. Non, non, non, ce gladiateur des temps modernes avait un prix fixé d’avance. Un prix, jugé si exorbitant par ses propriétaires, qu’il était à l’abri du marché. Mais hélas pour eux, c’était sans compter sur les maîtres planétaires de la danse du ventre.
À moins que, … à moins que ses nouveaux propriétaires n’aient pas acheté uniquement un homme, mais aussi une marque populaire internationale…

Quoi qu’il en soit, je me pose tout de même une question.
Au-delà des principes moraux sur lesquels on ne peut manquer de s’interroger, et toutes spéculations sportives mises à part, même si l’on ne peut quantifier le bonheur de cet enfant en pleurs devant l’incarnation de Zorro, et finalement si l’on entrevoit bien la réalité du pari économique et marketing … je me demande si, au vu des sommes en jeu, il existe une compagnie d’assurance suffisamment solide pour accepter de couvrir les risques d’un tel contrat.
Oh, mille pardons pour cette « complexitude » ! Je reformule ma question :

Pour quelle somme les orteils de Zorro sont-ils être assurés ?

*****

Et toujours, l’inspiration du poète 

Toujours plus..
Rétracte ton prépuce
Engendre un nouveau foetus

Toujours plus…
Il sera logo dans l’utérus
C’est le new processus

Toujours plus…
Sur cette terre qui était lotus
Elle est déjà au terminus

Toujours plus…
Des mers infestées de détritus
Le summum de l’abusus

Toujours plus !!!
Sans numerus clausus
Faut que tu suces

Toujours plus !!!
Mais, jamais mieux

 


 Didier Regard

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6 Commentaires

  1. Merci Monsieur Pascal Launay (et merci M. Didier Regard), vous êtes une bouffée d’oxygène dans ce monde si irrespirable. Le dimanche après-midi et ça dure toute la semaine (sinon, je vous relis le mercredi et c’est reparti jusqu’au dimanche). MERCI.. infiniment merci!

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    • Chère madame, c’est vous qui venez de faire pénétrer dans mon coeur un rayon de soleil qui va éclairer ma journée, et n’en doutez pas, quelques semaines.
      Didier a pris quelques jours de repos, mais je lui transmets votre message.

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  2. Fabienne Allard Korolev

     /  7 août 2017

    Morte de rire!!! Tres bon ton billet.

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    • Merci du compliment. J’ai hésité pour la photo car ce n’est pas un montage. Dans ces conditions ça doit être difficile de marcher, alors jouer au foot … Mais bon, je ne me moque pas, c’est juste un peu d’humour.

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