En panne de voeux à formuler pour 2023 ? « Garder l’espoir ! »

Après ces deux jours de janvier, je suis sidéré d’entendre ou de lire tous ces gens qui se désespèrent de n’avoir pas le coeur ou l’envie de formuler des voeux positifs en cette nouvelle année.

À les croire, les temps que nous vivons sont si sombres, que rien de positif ne peut arriver. Il semble d’ailleurs qu’un concours ait été lancé ! C’est à celui, ou à celle, qui réussira à peindre le plus en noir 2023. Même pour un ancien Président de la République Française en mal de notoriété, « cette année serait celle de tous les dangers ». N’ayez crainte, il s’agit sans doute de la seule façon qu’il ait trouvée pour être invité au journal télévisé, ou pour que la presse écrite lui ouvre ses colonnes. Et cela a marché !

Eh oui, chers amis ! La peur fait vendre. La nature humaine, et spécifiquement la nature humaine française, préfère imaginer le pire et vivre dans la peur. Notez que cela n’est pas totalement notre faute. Le cerveau fonctionne ainsi. Les neuro-scientifiques l’ont établi : il doit se sentir en danger pour chercher à se protéger en échafaudant toutes sortes de scénarios. Et il adore cela.

Alors, concernant 2023, nous n’avons que l’embarras du choix. Hélas, la crise se décline sur tous les fronts : économique, climatique, énergétique, politique, géopolitique, financière, militaire,… La cour est pleine de motifs d’inquiétude.

Néanmoins, avec humilité et bienveillance, je vous suggère de lire ces quelques lignes du journal d’Anne Frank, avec l’espoir que nombreux seront ceux qui verront le monde d’aujourd’hui, différemment.

 » Voilà la difficulté de notre époque, les idéaux, les rêves, les beaux espoirs n’ont pas plus tôt fait leur apparition qu’ils sont déjà touchés par l’atroce réalité et totalement ravagés. C’est un vrai miracle que je n’aie pas abandonné tous mes espoirs, car ils semblent absurdes et irréalisables. Néanmoins, je les garde car je crois encore à la bonté innée des hommes. Il m’est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère et de confusion, je vois comment le monde se transforme lentement en un désert, j’entends plus fort, toujours plus fort, le grondement du tonnerre qui approche et nous tuera, nous aussi, je ressens la souffrance de millions de personnes et pourtant, quand je regarde le ciel, je pense que tout finira par s’arranger, que cette brutalité aura une fin, que le calme et la paix reviendront régner sur le monde. »