C’est un beau destin, une belle histoire, …

L'histoire des chocolats de Puyricard

Cette semaine j’ai eu la chance de rencontrer une personne au destin fabuleux. Ce genre de destin qui pourrait être le support du scénario d’un film à succès.

Tous les ingrédients qui nourrissent habituellement les grandes aventures sont ici présents. L’histoire d’une vie qui démarre dans un continent et se poursuit dans un autre. Un destin soutenu par une intuition originale et pragmatique. Un produit qui flatte les papilles et l’imaginaire collectif toutes générations confondues, du suspens, des rebondissements, un héros et une héroïne, des héritiers et donc, une saga familiale,… Rien ne manque dans cette épopée prodigieuse !

Mais au-delà de l’aventure humaine, c’est également un cas d’école à mettre sous le nez de tous les apprentis start-upers en mal d’idées, et pourtant si prompts à dégainer des business-plans stéréotypés et avaleurs de devises, dont on a de surcroît peine à entrevoir la viabilité.

Ici, nul besoin de disséquer des phrases et des tableaux alambiqués. Nul besoin de retirer des zéros (ni-même d’évaluer les z’héros à l’aune d’un pitch 😀 😀 😀 ). Les ingrédients de base de la réussite étaient bien présents à une époque, où l’on n’avait portant pas encore inventé l’ordinateur, les business-plan pour angels et fonds d’investissements, les dossiers de subventions et que sais-je encore. Nos héros, duo complémentaire à souhait, n’avaient pas qu’une vague intuition, mais bel et bien une vision. Ils avaient testé leur produit auprès de réels clients pour vérifier l’existence d’un marché et mesurer sa réalité économique. Enfin, ils étaient conscients qu’il y avait, non pas des artifices, mais un véritable savoir-faire à développer, et qu’il faudrait beaucoup, mais alors beaucoup d’huile de coude, pour espérer sortir un jour du tunnel.